La « tondeuse fâchée » s’est envolée lors de l’exercice MAPLE RESOLVE 2017

Article / Le 27 juin 2017 / Numéro de projet : 17-0167

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par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

Chaque année, on confie à l’une des quatre divisions de l’Armée canadienne (AC) le mandat d’être en état de disponibilité opérationnelle élevée. Pour se préparer, les militaires de cette division suivent pendant un an un entraînement intensif, qui se termine par l’exercice MAPLE RESOLVE (Ex MR). La planification et la tenue de cet exercice, qui se déroule chaque année à la Base des Forces canadiennes/unité de soutien de secteur Wainwright (Alberta), sont assurées par le personnel du Centre canadien d’instruction aux manœuvres (CCIM). L’Ex MR constitue une répétition générale à échelle réelle de situations de combat et est l’occasion de valider l’état de disponibilité opérationnelle élevée de chaque division qui y participe. Cette année, à partir de juillet, ce sera au tour de la 4e Division du Canada (4 Div). À cette fin, la 4 Div a créé la force opérationnelle TOMAHAWK, qui demeurera dans un état de disponibilité opérationnelle élevée jusqu’au 30 juin 2018. Les membres de cette force opérationnelle ont participé à l’Ex MR 2017 tenu du 14 au 19 mai. L’article suivant est une série de dépêches provenant du terrain.

Wainwright (Alberta) — Le 17 mai, un petit groupe de militaires canadiens et américains attend impatiemment le lancement d’un véhicule aérien sans pilote (UAV) RQ 7B, l’un des deux appareils apportés par la Garde nationale des États-Unis dans le cadre de l’exercice MAPLE RESOLVE (Ex MR) 2017.

« La tondeuse fâchée », fait remarquer l’un des participants.

La plupart d’entre nous n’associeraient probablement pas un UAV à un outil aussi peu évolué qu’une tondeuse, mais le son que fait le moteur du RQ 7B lorsqu’il décolle rappelle effectivement celui d’une tondeuse.

Plusieurs soldats ont leur téléphone cellulaire en main pour immortaliser ce moment. On leur indique toutefois qu’ils vont devoir s’armer de patience : il faut prévoir plus d’une dizaine de minutes entre l’échauffement du moteur et la pressurisation du dispositif de lancement.

Mais lorsque le RQ 7B prendra enfin son envol, il est fort peu probable qu’une caméra de téléphone cellulaire puisse prendre une image claire de l’UAV, étant donné que le dispositif de lancement hydraulique, un peu comme ceux utilisés sur les porte-avions, propulsera le véhicule à une vitesse de 70 nœuds, ou plus de 120 km à l’heure.

La Garde nationale des États-Unis collabore avec le 4e Régiment d’artillerie (Appui général) du Canada pour fournir du soutien au ciblage pour les batteries d’artillerie dans le cadre du conflit simulé de l’Ex MR.

L’adjudant de 1re classe Jacob Kazmierski est membre de l’unité de la Garde nationale du Wisconsin qui a apporté le plus récent des deux UAV, soit le RQ 7B, version 2. Pendant que celui-ci est dans le ciel, où il demeurera pendant les 6 à 9 prochaines heures, l’Adj 1 Kazmierski effectue une présentation de la version 1 aux observateurs.

Il y a un crochet à l’arrière de l’UAV qui, comme pour les aéronefs pilotés atterrissant sur un porte-avion, sert à accrocher un câble qui en permettra l’arrêt. Le RQ 7B de 200 kg est contrôlé par deux membres d’équipage – un pilote et un opérateur de caméra – situés à proximité dans un véhicule au sol. En cas de panne mécanique ou de bris causé par des tirs ennemis, l’appareil est équipé d’un parachute de 46 mètres carrés.

Le RQ 7B est semblable aux UAV Blackjack qui seront livrés à l’AC dans les prochains mois. Les membres de l’AC collaborant avec la Garde nationale observent donc attentivement.

Comme l’explique l’Adj 1 Kazmierski, l’équipe américaine contribue à l’exercice en effectuant une vaste gamme de tâches, y compris de la surveillance et du ciblage.

« Nous voulons non seulement nous assurer de pouvoir travailler efficacement avec les forces américaines, mais aussi de pouvoir intégrer nos vidéos dans les systèmes alliés », souligne-t-il.

« Nous avons également des pointeurs lasers nous permettant d’indiquer les zones à observer dans le ciel, ainsi que des trousses de relais de communications. Si vous regardez le bout des ailes, vous remarquerez qu’elles ressemblent à des cintres qui pendent de chaque côté. Il y a de petites radios là-dedans. Les alliés peuvent s’en servir pour relayer leurs communications par notre aéronef et les transmettre à un plus grand nombre de personnes au sol. Il y a de nombreuses missions différentes pour lesquelles il faut s’entraîner. »

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