Des rangers de six premières nations mènent un exercice conjoint

Article / Le 4 juillet 2017

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Par Sergent Peter Moon, 3e Groupe de patrouille des Rangers canadiens

Première Nation Muskrat Dam (Ontario) — La pluie et les dommages faits par un ours noir en maraude n’ont pas dissuadé un groupe de Rangers canadiens de mener avec succès un exercice d’entraînement dans le Nord de l’Ontario.

 « Nous avons vécu un bon exercice », raconte l’adjudant Barry Borton, instructeur de l’Armée canadienne auprès du 3e Groupe de patrouille des Rangers canadiens. « Les Rangers ont beaucoup aimé et ils ont appris immensément. »

Les cinq jours d’entraînement se sont déroulés à Quicksand Rapids, sur la rivière Windigo, près de la Première Nation Muskrat Dam, à environ 575 km au nord de Thunday Bay. Les Rangers, qui sont des réservistes à temps partiel de l’Armée, se sont rendus au lieu d’entraînement par bateau, à partir des villages des six Premières Nations Bearskin Lake, Kasabonika Lake, Muskrat Dam, North Caribou Lake, Sachigo Lake et Sandy Lake.

« Pour eux, se rendre jusqu’au camp représentait déjà un gros défi », indique l’adj Borton. « Ils devaient prévoir leur trajet sur les multiples plans d’eau, organiser leurs bateaux et comment les charger.

Il a plu le premier jour. Nous étions tous mouillés et nous avons mis beaucoup de temps à sécher le matériel. Nous avons ensuite eu quelques jours de beau temps, puis la pluie est revenue plus forte qu’avant. La pluie a ralenti l’entraînement. Mais je n’ai entendu qu’une seule plainte de la part des Rangers. Ils auraient aimé que l’exercice dure plus longtemps. »

Des membres d’un détachement avancé ont monté une partie du camp d’entraînement, mais quand ils l’ont laissé sans surveillance, un ours noir s’y est aventuré et a causé des dommages considérables; des tentes et des sacs déchirés encore beaucoup d’autres dégâts. L’ours n’a jamais été aperçu.

Le sauvetage en eaux vives, mené dans les rapides, a été l’un des moments forts de l’exercice. « Le caporal-chef Emily Beardy de Muskrat a été l’une des premières à lever la main et à se mettre à l’eau », raconte l’adj Borton. « Les Rangers ont beaucoup aimé l’entraînement en eaux vives. C’était leur meilleur moment. Tous les Rangers souriaient d’une oreille à l’autre. »

Le reste de l’entraînement a consisté d’exercice de recherche et de sauvetage, de navigation avec GPS et avec boussole, de tir au fusil et de tir au pigeon d’argile pour améliorer la précision du tir. « Ils ont vraiment beaucoup aimé le tir au pigeon d’argile, mentionne l’adj Borton. Ils ont tiré jusqu’à ce que nous leur disions que nous voulions dormir. »

« Il y a eu beaucoup de pêche, dit-il. Chaque soir, nous avions suffisamment de poissons pour nourrir tout le monde. Les Rangers savent certainement comment pêcher. »

Le lieutenant-colonel Matthew Richardson, commandant des Rangers du Nord de l’Ontario, a assisté à l’exercice et a été impressionné par les compétences des Rangers sur le terrain.

« Quand vous les voyez en action, dit-il, vous comprenez combien ils excellent sur le terrain. Être dans le bois, sur le terrain, c’est leur territoire, leur habitat naturel. Ce que font les Rangers est complètement différent de ce que tous les autres militaires font.

Cette fois, nous avions 37 Rangers qui travaillaient ensemble, mais normalement, dans une opération de recherche et de sauvetage, ils sont deux ou trois, et ils sont seuls à sauver une personne, sans renfort du reste de l’Armée.

Dans cet exercice, ils ont eu beaucoup de plaisir, mais ils pratiquaient des techniques de base de Rangers, des techniques qu’ils utilisent pour sauver des vies quand on leur demande d’intervenir. »

En 2016, les Rangers de l’extrême Nord de l’Ontario ont participé à 25 opérations de recherche et de sauvetage et ont sauvé 32 vies.

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