Des Rangers juniors canadiens prennent par une compétition nationale de tir au Labrador

Article / Le 26 juin 2017

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Par le sergent Peter Moon, 3e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens

Happy Valley-Goose Bay (Terre-Neuve-et-Labrador) — Les Rangers juniors canadiens de l’Ontario ont représenté leur province avec brio lors de la compétition nationale, selon leur instructeur de l’Armée canadienne.

 « Ils sont fiers d’eux, même s’ils n’ont pas gagné. Ils ont bien travaillé et se sont amusés », affirme d’entrée de jeu l’adjudant Ron Wen.

L’équipe était composée de dix Rangers juniors canadiens provenant à parts égales de deux communautés des Premières nations ontariennes, soit Fort Hope et Fort Severn. Ils se sont mesurés à des confrères de sept provinces et de trois territoires, dans le cadre d’une compétition d’adresse au tir de trois jours à la Base des Forces canadiennes Goose Bay à la mi-mai 2017.

Certains des participants étaient venus d’aussi loin qu’Alert Bay, en Colombie-Britannique, ou que Pangnirtung, au Nunavut. Pour bon nombre d’entre eux, dont les Rangers juniors canadiens du Nord de l’Ontario, quatre jours de déplacement ont été nécessaires pour se rendre à cette base de l’Aviation royale canadienne et en revenir.

Le programme des Rangers juniors canadiens est une initiative des Forces armées canadiennes à l’intention des jeunes de 12 à 18 ans, garçons et filles, habitant dans des communautés isolées et éloignées.

La compétition d’adresse au tir a été partiellement interrompue en raison d’une importante panne d’électricité qui a duré 25 heures et touché un grand secteur du centre du Labrador. Certaines des épreuves ont donc dû être tenues à l’extérieur, ce qui signifiait par le fait même repas froids, eau froide et aucune source de lumière électrique pour la majorité de leur durée. Les participants ne pouvaient pas non plus utiliser leurs dispositifs électroniques, ce qui les a obligés à discuter ensemble, dans le noir.

« C’était amusant lorsque les lumières se sont éteintes et que tout le monde s’est mis à socialiser », souligne Naomi Kakekaspan, 14 ans, de Fort Severn. Elle a impressionné de nombreux camarades d’autres provinces en leur parlant des températures atteintes en hiver dans sa communauté crie près de la côte de la baie d’Hudson, et en ajoutant qu’il n’est pas inhabituel d’y apercevoir des ours polaires.

Les participants à la compétition ont utilisé des carabines à air comprimé pour tirer sur des cibles de papier, d’argile et basculantes à une distance de 10 mètres. La plupart des Rangers juniors canadiens du Nord de l’Ontario étaient plus familiers avec les carabines ordinaires et les fusils de chasse, qu’ils utilisent habituellement pour chasser dans leurs communautés.

Tara Wabano, 13 ans, de la petite communauté ojibwée de Fort Hope, a prélevé sa première perdrix alors qu’elle n’avait que 9 ans, et son premier orignal à 11 ans.

« Lorsque je vais rentrer chez moi, je vais pouvoir dire aux gens que je me suis fait des amis cool qui parlent différentes langues. C’était la première fois que j’entendais parler en (langue inuite) inuktitut. Ils m’ont aussi demandé de leur parler dans ma propre langue. C’était amusant. »

Les Rangers juniors devaient tirer en position debout, agenouillée et couchée. « Ça rendait les choses plus difficiles pour nos jeunes », a indiqué l’adjudant Wen. « Ils tirent habituellement en position debout lorsqu’ils vont à la chasse. Le tir à la carabine à air comprimé dans le cadre d’une compétition où l’on tire couché au sol dans des conditions idéales et sur des cibles dans un champ de tir, n’est en rien comparable à la chasse sur les terres. »

Les Rangers juniors canadiens du Nord de l’Ontario qui ont part à la compétition étaient : Levi Moonias, Leighton Sugerhead, Tara Wabano, Shalynn Waboose et Eleanor Waswa, de Fort Hope; et Chastity Bluecoat, Darian Bluecoat, Naomi Kakekaspan, Laney Miles et Thomas Troy, de Fort Severn. Ils ont été escortés par les caporaux-chefs Karen Meeseetawageesic, de Fort Hope, et Sherrie Kakekaspanm, de Fort Severn.

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