Les bottes enfoncées dans la neige durant l’exercice NOREX 2017

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Article / Le 11 avril 2017 / Numéro de projet : c-ar-17-04-03-norex

Par le capitaine Robert Bungay, Affaires publiques de la 4e Division du Canada

Resolute Bay (Nunavut) — La Force aérienne peut survoler l’Arctique et la Marine peut la traverser, mais l’Armée canadienne et les Rangers canadiens doivent emprunter la voie terrestre et surmonter les conditions difficiles de l’Arctique. Chaque année, les éléments de la 4e Division du Canada prennent la route du Nord justement pour cela dans le cadre de l’exercice Norex.

Cette année, l’exercice NOREX 17 a eu lieu aux alentours de l’île Cornwallis, au Nunavut, juste au-dessus du 74e parallèle. Des soldats d’unités de la Réserve de l’Armée canadienne de partout en Ontario ont perfectionné leurs capacités de survie, de mobilité et soutenabilité dans la région entourant Resolute Bay (Nunavut) durant l’exercice.

« L’exercice nous a permis de confirmer que nous sommes en mesure de survivre, de nous déplacer et de travailler dans les conditions difficiles du Nord du Canada », affirme le lieutenant‑colonel Perry Rittershoffer, commandant de l’Ex Norex 17 et des The Grey and Simcoe Foresters, l’élément responsable du Groupe-compagnie d’intervention dans l’Arctique (GCIA) de la division. 

Le GCIA était appuyé par le 1er Groupe de patrouilles des Rangers canadiens, le Centre d’entraînement dans l’Arctique des Forces armées canadiennes (CEAFAC) et le Programme du plateau continental polaire.

Le 18 mars, l’ex NOREX 17 a débuté au CEAFAC à Resolute Bay, au Nunavut. Les militaires du GCIA ont préparé leur matériel et leur état d’esprit pour se rendre à divers emplacements de l’île Cornwallis et aux alentours. Avant d’aller plus loin et de s’éloigner des infrastructures, les soldats ont commencé par deux jours de « mise à l’épreuve » à Crystal City, un petit campement à six kilomètres au nord du CEAFAC, ce qui leur a permis de confirmer qu’ils avaient les compétences requises pour survivre de manière sécuritaire, jour et nuit, en Arctique.

Quand la température descend aussi bas qu’à -55 °C, des compétences qui semblaient relativement simples, comme monter des tentes, allumer des poêles et remorquer des traîneaux inuits traditionnels qamatiks avec des motoneiges, peuvent être très difficiles à appliquer et il est dangereux de faire des erreurs. 

Les militaires du 1er Groupe de patrouilles des Rangers canadiens jouent un rôle important dans l’entraînement du GCIA dans les conditions de survie hivernale. Étant les experts du Nord, les Rangers assument de nombreux rôles afin d’assurer la réussite de l’entraînement. Ils informent notamment les soldats sur la façon d’exécuter des tâches simples dans le nouvel environnement, de réparer des motoneiges et ils enseignent les compétences en survie de base dans l’Arctique. Les Rangers fournissent également une protection contre les prédateurs de la faune qui ont élu domicile dans cette vaste zone blanche.

Ne doutant plus de leurs capacités à faire face aux conditions, les militaires du GCIA se sont déplacés sur le terrain vers le nord et se sont isolés davantage afin de poursuivre l’exercice et de se rendre aussi loin qu’à Eureka sur l’île Ellesmer, au 80e parallèle. À la fin de l’exercice, le 27 mars 2017, les militaires du GCIA avaient renforcé leurs aptitudes dans l’Arctique et revenaient à la chaleur relative d’un printemps du Sud de l’Ontario.

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