Les Rangers canadiens s’envolent vers Kashechewan pour aider à l’évacuation d’urgence

Galerie d'images

Article / Le 1 mai 2017 / Numéro de projet : c-ar-17-05-01-kash

Par le sergent Peter Moon, 3e Groupe de patrouille des Rangers canadiens

Remarque : pour visionner les photos additionnelles, veuillez cliquer sur la photo dans la galerie d'images.

Première Nation de Kashechewan (Ontario) — Un petit groupe de Rangers canadiens fournit une aide essentielle à l’évacuation de la Première Nation Kashechewan, communauté crie isolée menacée d’inondation par le débordement de la rivière Albany, dans le Nord ontarien.

L’équipe est formée de Rangers canadiens issus de Kashechewan et de trois autres Premières Nations du nord de l’Ontario, soit Constance Lake, Fort Albany et Fort Hope.

Ces Rangers, des réservistes à temps partiel de l’Armée canadienne, se sont impliqués le 16 avril 2017 quand l’Ontario a requis du gouvernement fédéral l’aide militaire dans le cadre de l’évacuation de la communauté de Kashechewan, après que l’état d’urgence a été déclaré. Les embâcles ont, par le passé, fait sortir la rivière de son lit et causé de sérieux dommages dans ce village cri de la baie James, où vivent quelque 1 700 habitants.

Plusieurs centaines d’entre eux ont été aéroportés vers les petites communautés de Kapuskasing et Smooth Rock Falls où, installés dans des motels, ils sont nourris et reçoivent une gamme de biens de première nécessité jusqu’à ce qu’ils soient rapatriés, quand la rivière aura repris son cours normal. Le 16 avril, les premiers évacués se sont envolés vers le sud à bord de petits avions comptant au plus 50 places. Leur nombre ne cessant d’augmenter, il faut trouver de l’hébergement supplémentaire dans les autres communautés du sud.

« L’aide fournie par les Rangers canadiens permet aux autres opérations d’évacuation de prendre place », indique l’adjudant Carl Wolfe, instructeur de l’Armée canadienne, qui s’est envolé vers Kashechewan pour travailler avec les Rangers canadiens. « Notre objectif est, évidemment, de s’assurer de préserver les vies humaines. Nous sommes ici pour nous assurer que la zone est sécuritaire.

« Nous faisons des reconnaissances et nous avons installé un poste d’observation sur la rivière pour surveiller le niveau de l’eau et des glaces. Nous ne quittons pas la rivière des yeux. Cela permet aux gens de la communauté de dormir la nuit et de se préparer à l’évacuation, durant le jour, sans avoir à s’inquiéter de l’état de la rivière.

« Nous sommes en train de terminer la première étape de l’évacuation qui concerne les personnes âgées, les malades et blessés, et les enfants. Nous assurons leur sécurité au moment de l’embarquement, à l’aéroport, et les aidons avec leurs bagages. » 

Plusieurs Rangers sont de service jusqu’à 14 heures par jour. Ceux qui n’habitent pas à Kashechewan dorment et mangent à la caserne d’incendie qui sert aussi de poste de commandement militaire temporaire.

Brandon Spence, chef pompier de Kashechewan et coordonnateur des situations d’urgence, souligne que la présence des Rangers croît en importance à mesure que s’amplifie le nombre d’évacuations. « Ils font un boulot essentiel pour la communauté et ils sont ici pour aider », dit-il. « Ils ne sont pas sur le point de partir! »

Le chef des pompiers est également un Ranger canadien, et un caporal-chef de la patrouille de Rangers de Kashechewan. « Mais, ce n’est pas ça, mon travail, en ce moment », dit-il. « Maintenant, je suis le coordonnateur des situations d’urgence et je suis très heureux, comme toute la communauté, que les Rangers soient ici. »

Le lieutenant-colonel Matthew Richardson, commandant du 3e Groupe de patrouille des Rangers canadiens, dont relèvent les Rangers du nord de l’Ontario, confie être content de la façon dont les Rangers soutiennent l’effort d’évacuation.

« Les choses se passent bien et nous sommes heureux de pouvoir aider la communauté en ces temps d’épreuve », indique-t-il. « Quand la province a demandé l’aide militaire et que ça a été approuvé, nous étions là le jour suivant. Les Rangers apportent un bagage unique de compétences pour faire face à des situations comme celle-là. Ils sont, pour la plupart, eux-mêmes autochtones, ils sont bien organisés et capables de travailler en équipe. Ils sont capables de patrouiller près de la rivière et d’assurer leur propre survie pendant un bon bout de temps. »  

D’autres Rangers de tout le nord de l’Ontario se tiennent prêts à s’envoler vers Kashechewan si la situation se dégradait et qu’il fallait accélérer l’évacuation, selon l’adjudant Wolfe.

Plusieurs familles sont actuellement parties à la chasse à l’oie, comme tous les printemps, et se trouvent dans des camps de chasse isolés. Plusieurs ont été ramenées par hélicoptère, afin d’être évacuées.

Date de modification :