Affecté au Canada, belle occasion pour un officier de liaison brésilien

Article / Le 5 juillet 2017 / Numéro de projet : 17-0099

Par : Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

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Kingston (Ontario) — Le colonel Marco Moraes, de l’Armée brésilienne, arrive au terme de son séjour au sein du Centre de doctrine et d’instruction de l’Armée canadienne (CDIAC), à Kingston (Ontario), où il a été affecté à titre d’officier de liaison (OL) en 2015.

Le col Moraes, qui sert également d’adjoint au major‑général João Leonel, l’attaché militaire du Brésil à Washington (D.C.), s’est enrôlé dans la section de l’infanterie de l’Armée brésilienne en 1986. Depuis, ses états de service comptent des affectations comme instructeur de guerre dans la jungle, commandant du 37e Bataillon d’infanterie de l’Armée brésilienne, ainsi qu’un déploiement dans le cadre de la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Timor-Oriental.

Dans l’interview qui suit, le col Moraes discute de son aventure au Canada et des défis communs aux armées canadienne et brésilienne.

Quand et pourquoi êtes-vous venu au Canada en tant qu’officier de liaison? Quelle est la durée de votre affectation ici?

Je suis arrivé au Canada en août 2015 et mon affectation est de deux ans. J’ai été choisi par le commandant de l’Armée brésilienne afin d’être l’officier de liaison au CDIAC dans le but de favoriser l’évolution de la doctrine de l’Armée brésilienne.

Comment décririez-vous votre expérience au Canada jusqu’à maintenant?

Ça a été une belle occasion d’apprendre à connaître la culture canadienne et l’Armée canadienne. Je suis reconnaissant d’avoir la chance de représenter mon pays à l’étranger.

Avez-vous passé la majeure partie de votre temps à Kingston? Avez-vous pu voir d’autres coins du pays?

De fait, je passe la majeure partie de mon temps à Kingston. J’ai pu visiter les 2e et 5e Groupes-brigades mécanisés du Canada à Petawawa (Ontario) et à Valcartier (Québec). Je suis aussi allé au Collège des Forces canadiennes à Toronto, au Quartier général de l’Armée canadienne à Ottawa, à la Citadelle de Québec, ainsi qu’à Montréal et à Halifax. En septembre 2015, j’ai eu la chance de participer à un voyage de perfectionnement professionnel dans la région des chutes Niagara, avec des instructeurs du Collège de commandement et d’état-major de l’Armée canadienne pour apprendre l’histoire de la guerre de 1812.

Décrivez votre travail au CDIAC et votre rôle comme adjoint du major‑général Leonel.

En tant qu’officier de liaison au CDIAC, ma mission est d’établir une relation de travail directe ainsi que des liens entre les armées, afin de répondre aux demandes de renseignements et de contribuer à l’évolution de la doctrine de l’Armée brésilienne. Je travaille en étroite collaboration avec la Direction – État‑major de l’Armée, QG de l’Armée canadienne, pour atteindre les objectifs établis entre nos armées durant les entretiens d’état-major des armées du Canada et du Brésil qui ont eu lieu en novembre 2015 à Ottawa. En tant qu’adjoint de l’attaché militaire du Brésil à l’appui direct du mgén Leonel, mon rôle principal consiste à planifier toutes les visites officielles de l’Armée brésilienne au Canada et à en être l’hôte. En mai 2016, j’ai été chargé de planifier et de coordonner la visite du commandant de l’Armée brésilienne, soit le général Eduardo Villas Bôas, avec l’ancien commandant de l’Armée canadienne, le lieutenant‑général Marquis Hainse.

Pouvez-vous dire s’il y a de grandes différences dans la façon dont les armées brésilienne et canadienne font les choses? Qu’ont-elles en commun?

Au Brésil, le service militaire est obligatoire pour les hommes lorsqu’ils atteignent l’âge de 18 ans. L’Armée reçoit annuellement un groupe de réservistes qui sont préparés en vue d’opérations nationales ou internationales. Après un an, les réservistes peuvent choisir de rester dans l’Armée encore sept ans ou retourner à la vie civile.

Chaque armée s’est efforcée de se concentrer sur l’efficacité au combat et sur l’instruction menant au niveau de préparation élevé afin d’atteindre ses objectifs respectifs. En outre, les deux armées sont axées sur le soldat et considèrent leurs ressources humaines comme des composantes professionnelles et intégrées d’une force plus vaste afin d’atteindre l’excellence opérationnelle. Pour protéger la souveraineté et l’intégrité de leur pays, les armées canadienne et brésilienne font face à des enjeux communs dans les régions inhospitalières de l’Arctique et de l’Amazonie, respectivement.

Pouvez-vous dire pourquoi l’interopérabilité est importante? En quoi votre travail d’OL aide-t-il le Brésil et le Canada à mieux travailler ensemble?

L’interopérabilité permet aux forces, unités ou systèmes de fonctionner ensemble. En établissant le poste d’OL au CDIAC, les deux armées améliorent leur capacité en matière d’interopérabilité grâce à une doctrine normalisée. En tant qu’officier de liaison, j’ai travaillé à l’amélioration des relations grâce à une participation à l’exercice MAPLE RESOLVE 2017. Ce sera l’exercice le plus important permettant d’observer l’interopérabilité doctrinale à l’œuvre.

L’interview a été révisée aux fins de clarté et de concision.

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