Aider les femmes à voir grand et réussir, avec un style militaire

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Article / Le 10 juillet 2017 / Numéro de projet : 17-0131

Par Lynn Capuano, Affaires publiques de l’Armée

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Montréal (Québec) — En route vers la deuxième année de La Force au Féminin (FaF), le major Maryse Lavoie ne fait que commencer.

Le jour, le maj Lavoie est l’officier supérieur des affaires publiques du Bureau des affaires publiques de la Défense nationale – Région du Québec, installé à la Base des Forces canadiennes et Unité de soutien de secteur de Montréal. Le soir et les fins de semaine, elle se concentre sur son organisation, au nom équivoque, dont elle est la présidente et la fondatrice.

Elle a créé la FaF en mai 2016 pour favoriser la réussite personnelle et professionnelle des femmes grâce à une collaboration avec des hommes et des femmes de différents milieux. L’organisation compte actuellement 250 membres et elle est en pleine croissance.

Le maj Lavoie, qui a une maîtrise en Communications de l’Université de Leicester en Angleterre et qui a étudié la diplomatie internationale et la gouvernance en communications internationales, a pour vision de réunir les femmes et les professionnels de nombreux domaines dans un contexte collaboratif d’équipe d’hommes et de femmes afin d’outiller les femmes afin de favoriser leur réussite et leur croissance professionnelle et personnelle.

« Notre mission consiste à réunir des femmes et des hommes de tous les domaines professionnels, des civils et des militaires, et de leur fournir des outils, au sein d’une équipe mixte de réseautage et de leadership afin de contribuer à la réussite des femmes en général. »

Elle s’attend à ce que l’organisation, qui a été lancée au Québec en mai 2016, pour s’étendre à tout le Canada d’ici 10 ans. À cette fin, le groupe passera à un nouveau site Web bilingue dans un proche avenir, et il y aura davantage d’événements à l’extérieur du Québec. Parmi les personnes présentes au lancement était le commandant de l’époque de la 2e Division du Canada et de la Force opérationnelle interarmées (Est), le brigadier‑général Stéphane Lafaut (il a pris sa retraite depuis), et le lieutenant‑général Charles Lamarre, commandant du Commandement du personnel militaire.

Le maj Lavoie affirme : « Nous comptons neuf différentes Forces, et chacune d’elles a son propre champion. Par exemple, nous avons une Force militaire qui a quatre cochampions. Tous les autres sont des forces civiles. »

D’autres champions proviennent de la scène des arts et de la culture et de la collectivité autochtone, du monde des affaires, ainsi que des secteurs de l’éducation, de la construction, de la police et de la sécurité, des premiers intervenants, des affaires publiques, des sciences et des sports pour soutenir le reste des forces de la FaF.

Le calibre des cinq femmes qui sont cochampionnes militaires est impressionnant. Le maj Lavoie souligne que leurs réalisations sont à l’avant-garde du changement pour les femmes dans les Forces armées canadiennes. Il s’agit de :

  • Le brigadier‑général Jennie Carignan, chef d’état‑major, Opérations de l’Armée canadienne. Elle est la première femme à commander le Collège militaire royal de Saint‑Jean; elle a été commandante du 5e Régiment du génie de combat et elle a commandé le Régiment du génie de la Force opérationnelle à Kandahar.
  • Le brigadier‑général Lise Bourgon, Directrice générale – Opérations de l’état-major interarmées stratégique de l’Aviation royale canadienne. Elle est la première femme commandant d’une force opérationnelle interarmées (FOI) pour des opérations à l’étranger, y compris l’Iraq.
  • Le contre‑amiral Jennifer Bennett, Directrice générale de l’Équipe d’intervention stratégique des Forces armées canadiennes sur l’inconduite sexuelle. Elle est aussi la première championne de la Défense pour les femmes et la première femme à atteindre le grade de contre-amiral de la Marine royale canadienne.
  • Le capitaine de vaisseau Josée Kurtz, Directrice – Opérations et plans de la Marine. Elle est la première femme à commander un grand navire de guerre canadien en tant que commandante du NCSM Halifax pendant la mission en Haïti de 2010.
  • Le capitaine de frégate Bonita Mason, aumônier principal de la 2e Division du Canada et de la Force opérationnelle (Est), basées à Montréal. Elle sert comme championne de la religion de la FaF.

Le maj Lavoie croit que les femmes et les hommes doivent apprendre à être forts ensemble pour avoir une influence positive sur l’évolution de la société et, à cette fin, le comité exécutif de la FaF est constitué à parts égales d’hommes et de femmes.

Une couleur militaire

Le maj Lavoie est la preuve vivante que, même si un soldat peut troquer son uniforme pour des vêtements de travail, sa formation de l’armée demeure. Nombre des activités et des approches utilisées pour atteindre les objectifs sont liées aux compétences en leadership qu’elle a acquises durant ses 29 années de service militaire. Elle s’est enrôlée dans le 12e Régiment blindé du Canada en 1988, quand elle avait 16 ans, et elle a été l’une des premières femmes à être admises dans les professions liées au combat de l’Armée.

Certaines activités de l’organisation sont :

  • Un programme de leadership appelé BooSt-Camp (un jeu de mots sur « Boot Camp ») qui repose sur le modèle du cours de leadership qui s’est donné au Collège militaire royal de Saint‑Jean‑sur‑Richelieu (Québec).
  • Le gala Hall des femmes, qui est une activité d’adhésion et de réseautage à laquelle participent des femmes des domaines militaires, des arts, de la culture et des affaires.
  • Une sortie de deux jours pour visiter des femmes militaires dans leur milieu de travail à l’échelle du Québec, notamment l’adjudant‑chef Marie‑Josée Garceau, la première femme sergent‑major du 62e Régiment d’artillerie de campagne de l’Artillerie royale canadienne.
  • Des activités de réseautage – les 5@7 – tenues dans des établissements militaires à Ottawa et à Montréal.
  • Une activité, appelée « speed coaching » avec un certain nombre de coaches féminins et masculins provenant de différents domaines professionnels.
  • Un programme préparatoire à l’emploi de six mois qui couvrira tout, du renforcement de la confiance à la façon de s’habiller pour réussir en passant par le coaching en matière d’entrevue et l’aide pour trouver un emploi.

En juillet, il y aura une croisière de Montréal à Trois‑Rivières pour les membres, à bord du Navire canadien de Sa Majesté Ville de Québec, une frégate de classe Halifax, en compagnie du capitaine de vaisseau Josée Kurtz pour mettre en vedette la Marine. « C’est la conclusion de la sortie de deux jours que nous avions faite et qui portait surtout sur l’aviation et l’armée », souligne le maj Lavoie.

Le premier BooSt-Camp sur le leadership a eu lieu au printemps 2016 et comptait neuf hommes et femmes. « Ce n’est pas un “boot camp”, mais un “boost camp” », précise le maj Lavoie. « Il se donne dans un esprit militaire, mais sans faire de pompes, ni franchir des barbelés, mais nous le fondons sur le cours d’évaluation du potentiel de leadership que nous utilisons pour former nos futurs chefs et qui sert depuis la Deuxième Guerre mondiale. »

Cela présuppose de régler les problèmes physiques et mentaux grâce à toute l’équipe. « Nous leur enseignons la façon de comprendre la mission, de faire connaître la mission et d’utiliser toute l’équipe, avec des défauts et ses qualités, et comment mobiliser ses membres. L’objectif final est de transformer une personne pour en faire un équipier. »

Plans futurs

Le maj Lavoie prévoit canaliser toutes ses forces pour atteindre son objectif. Certains des travaux en cours comprennent des visites des champions aux écoles primaires et secondaires.

« Nous voulons montrer aux filles et aux garçons qu’il est normal que les femmes travaillent fort pour atteindre leurs buts », affirme-t-elle.

« Il est important que nous créions des ‟modèles ordinaires.” Je m’explique ; prenons par exemple Julie Payette. Les gens présument qu’elle est devenue astronaute en raison d’une génétique exceptionnelle, etc. Eh bien non. C’est parce qu’elle avait un objectif, qu’elle y a cru et qu’elle a tracé sa propre voie pour l’atteindre. Les gens ordinaires pourraient réaliser leurs rêves. Alors nous devons créer des modèles de femmes pour nous aider à y parvenir. »

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