Des partenaires militaires et civils unissent leurs forces pour contrer les menaces explosives

Article / Le 7 novembre 2017 / Numéro de projet : 17-0274-b

Par Karla Gimby, Affaires publiques de l’Armée

Remarque : pour visionner les photos additionnelles, veuillez cliquer sur la photo dans la galerie d'images.

L’exercice ARDENT DEFENDER 17 (Ex ARDENT DEFENDER 17) a réuni des experts dans le domaine des explosifs pendant trois semaines à Borden et à Meaford, en Ontario, du 16 octobre au 3 novembre 2017.

En plus de membres des Forces armées canadiennes (FAC), l’Ex ARDENT DEFENDER 17 a réuni 17 pays alliés, quatre organismes civils d’application de la loi, Affaires mondiales Canada et les Nations Unies. Deux Organisations du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) – le centre d’excellence sur la lutte contre les IED et le centre d’excellence pour la neutralisation des explosifs et munitions – étaient également présentes.

Les scénarios élaborés pour l’exercice ont représenté une occasion de mettre en pratique les procédures liées à la neutralisation en toute sécurité des explosifs et des munitions et des menaces IED et de contrer ceux qui les utilisent.

Le colonel Steve Jourdain, commandant de la Force opérationnelle interarmées contre la menace explosive (FOI CME), explique que l’Ex ARDENT DEFENDER 17 représente un entraînement inestimable pour toutes les personnes concernées.

« Les menaces explosives continuent d’être une réalité en constante évolution pour les militaires et les organisations d’application de la loi au pays et à l’étranger », a-t-il expliqué. « Travailler à tous les niveaux du gouvernement du Canada et avec les partenaires militaires internationaux du Canada nous donne la chance d’accroître notre interopérabilité et de transmettre des leçons retenues pertinentes pour contrer ces menaces et veiller à la réussite opérationnelle sur le terrain. »

La FOI CME, qui est responsable de la planification et de la coordination de l’Ex ARDENT DEFENDER 17, a veillé à ce que ce soit réellement une activité conjointe.

« Le niveau d’intégration et l’éventail des activités permettant de compléter le cycle de la lutte contre la menace explosive ont fait de l’exercice ARDENT DEFENDER l’un des principaux exercices sur la lutte contre la menace explosive dans le monde », a déclaré le Col Jourdain.

Les avantages de travailler ensemble ont été soulignés par le lieutenant-colonel José Latorre, gestionnaire du projet des Nations Unies sur la surviabilité aux IED.

« À l’heure actuelle, environ 126 000 militaires des Nations Unies sont déployés dans le cadre de 16 opérations militaires de maintien de la paix partout dans le monde », a-t-il expliqué. « Pour nous, il est très important de nous exercer et de nous entraîner afin d’éviter que nos gens aient des problèmes sur le terrain. »

« C’est également la toute première fois que nous mettons en œuvre la doctrine des Nations Unies pour la neutralisation des dispositifs explosifs improvisés, à laquelle les membres de la Force opérationnelle interarmées contre la menace explosive ont activement contribué », a ajouté le Lcol Latorre. « Pour les agents de la paix déployés sur le terrain, cette doctrine sera extrêmement profitable. »

Un autre aspect de l’exercice comprend l’analyse judiciaire des composantes des IED. Le laboratoire déployable d’analyse technique (DTAL) des FAC abrite de l’équipement à la fine pointe de la technologie utilisé pour analyser les composantes, les documents et autre matériel saisis pouvant être exploité pour élaborer des renseignements.

Des techniciens en neutralisation des bombes photographient également les lieux des explosions, ils mesurent les cratères, prélèvent des échantillons de sol et des composantes en vue d’analyses dans le laboratoire qui peuvent permettre de détecter des tendances dans leur construction, comme la nature et la source du matériel utilisé.

« C’est ce genre d’information qui nous aidera à prédire et, dans certains cas, à prévenir les incidents liés aux dispositifs explosifs de circonstance », a déclaré le gestionnaire du DTAL, K.P. McNamara. « Les capacités judiciaires dans le champ de bataille sont une capacité importante qui permettent aux Forces armées canadiennes de relier les auteurs des crimes à des événements en particulier. Avoir l’occasion de mettre nos aptitudes en pratique dans un exercice en temps réel et de travailler avec les nations partenaires nous assure que nos aptitudes sont de classe mondiale. » 

Pour commenter cet article, rendez-vous dans la section Articles de la page Facebook de l’Armée canadienne

Date de modification :