Dévouement pour la paix : la crise du canal de Suez

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Article / Le 6 novembre 2017 / Numéro de projet : 16-1053

Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

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Le présent article fait partie d’une série relatant les engagements militaires les plus importants du Canada pour souligner le 150e anniversaire du pays.

Ottawa (Ontario) — Bien que le rôle du Canada lors de missions internationales de maintien de la paix ait été réduit depuis le début de la mission en Afghanistan en 2001, les Canadiens peuvent continuer d’être fiers de notre rôle crucial dans le tout premier effort majeur de maintien de la paix des Nations Unies.

Le future premier ministre Lester B. Pearson était le secrétaire d’État du Canada pour les Affaires internationales en 1956, lorsque le président de l’Égypte, Gamal Abdel Nasser, a nationalisé l’entité franco-britannique qui exploitait le canal de Suez, un passage essentiel pour acheminer le pétrole en Angleterre.

Nasser prévoyait utiliser les recettes pour financer la construction du barrage d’Assouan, avec lequel il espérait contrôler les inondations autour du Nil et générer du courant hydroélectrique. Avec l’appui secret de la Grande‑Bretagne et de la France, et sans consulter les autres alliés de l’OTAN, les Forces israéliennes ont avancé sur le canal le 29 octobre. Les combats ont éclaté deux jours plus tard.

Face à la crainte qu’une guerre plus vaste soit déclenchée – un résultat probable compte tenu du fait que les forces de Nasser avaient été armées par l’Union Soviétique –, Pearson s’est adressé à l’Assemblée générale de l’ONU pour demander la création d’une « force pour la paix et policière » pour s’attaquer à la crise émergente.

Lorsque l’Assemblée générale de l’ONU a voté sur la proposition, le 4 novembre, 19 États membres se sont abstenus, mais il n’y a eu aucun vote contre. Des soldats britanniques et français ont été parachutés dans la zone du canal peu après.

On est toutefois parvenu à un cessez-le-feu le 6 novembre, et les troupes de maintien de la paix, comprenant spécialistes canadiens en approvisionnement et en logistique, étaient sur le terrain avant la fin du mois. La Force d’urgence de l’ONU était aussi dirigée par un Canadien : le major‑général E.L.M. Burns.

Pearson a reçu le prix Nobel de la paix pour son travail en 1957, et il a déclaré : « Je suis reconnaissant d’avoir eu des occasions de participer à ces travaux en tant que représentant de mon pays, le Canada, dont la population a, je le crois, montré son dévouement pour la paix. »

Depuis la crise du canal de Suez, plus de 100 000 Canadiens ont servi dans le cadre de missions semblables, sous les drapeaux de l’ONU et de l’OTAN, et plus de 100 d’entre eux y ont laissé la vie.

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