L’équipe de l’aménagement forestier de Gagetown réduit les risques d’incendie

Article / Le 1 juin 2018 / Numéro de projet : 18-0149

Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

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Oromocto, Nouveau-Brunswick — Les résidents d’Oromocto, au Nouveau-Brunswick, ont angoissé, à juste titre, à l’automne 2017 lorsque trois foyers d’incendie ont ravagé plus de 1 200 hectares du champ de tir et secteur d’entraînement (CTSE) près de la Base de soutien de la 5e Division du Canada Gagetown (BS 5 Div CA).

Les résidents du secteur étaient à la merci des vents qui, lorsqu’ils n’étaient pas en leur faveur, transportaient tellement de fumée qu’ils leur laissaient croire que leur propre maison était la proie des flammes.

Dans les faits, les feux qui sévissaient le plus près de la ville ne se sont jamais rapprochés à plus de trois kilomètres du bord de la Base, et la maison la plus près était encore plus loin de ce point.

Jeffrey Smith et Jonathan Waye, respectivement surintendant de la Foresterie et inspecteur des Opérations forestières à la BS 5 Div CA, se souviennent des facteurs inhabituels qui ont contribué aux feux de 2017.

« Les conditions météorologiques ont été difficiles l’automne dernier », a déclaré M. Waye. « Si nous n’avions pas eu deux jours de vents à 50 kilomètres-heure, nous n’aurions pas été confrontés à ces situations. La propagation n’aurait pas été la même. »

« Nous avons connu un automne anormalement sec », a ajouté M. Smith. Or, malgré tout, la planification et la gestion se sont bien déroulées. Tout s’est passé comme dans les livres, vraiment. »

Mettre l’accent sur la prévention toute l’année

Cette réussite, conjuguée à la faible fréquence d’incendies de taille dans le CTSE, témoigne de la façon proactive dont ses hommes et leur équipe de 13 personnes abordent leur travail. Ils ne font pas qu’intervenir lorsque les feux se déclarent, ils travaillent plutôt durant toute l’année à la mise en place de mesures de prévention en fonction d’un plan de gestion des feux de végétation qui est passé en revue et mis à jour annuellement.

Dans le cadre du processus, des brûlages dirigés sont effectués chaque printemps pour réduire le matériel qui pourrait provoquer des incendies dans le secteur d’entraînement. Il s’agit principalement de broussailles ainsi que d’un mélange de pâturages et de zones boisées.

« Nous procédons aux opérations de brûlage au printemps – contrôlées par des paramètres météorologiques solides et autres contraintes que nous avons – afin de réduire le risque que des militaires allument un feu qui pourrait se propager à l’extérieur de la Base ou devenir hors de contrôle », a déclaré M. Smith.

Des brûlages printaniers gérés avec les ressources disponibles

Le processus de brûlages dirigés se déroule essentiellement de la même façon qu’un vrai incendie, a-t-il ajouté, et il englobe de nombreux autres éléments à l’intérieur et à l’extérieur de la Base. Le Centre météorologique interarmées de la BS 5 Div CA fournit des observations météorologiques essentielles. Des entrepreneurs civils communiquent des observations à bord d’hélicoptères lorsque les besoins l’exigent. Le Contrôle des champs de tir fournit du soutien relatif à la sécurité des champs de tir et les Services d’opérations offrent du soutien logistique.

Une attention particulière lors des entraînements de tir réel

Une équipe de membres du personnel possédant les qualifications nécessaires pour utiliser de l’équipement lourd spécialisé peut également gérer les incendies qui sévissent dans le CTSE.

Toutes ces mesures permettent de déterminer les parties du secteur d’entraînement sur lesquelles il faut se concentrer au printemps. S’ajoute à cela la zone d’impact du champ de tir, endroit où sont tirés des obus d’artillerie et d’autres munitions, qui n’ont peut-être pas explosés, ce qui en fait une priorité de nettoyage permanente.

« D’autres secteurs sont également ciblés pour les brûlages printaniers en raison de la fréquence des débuts d’incendie en raison de l’instruction militaire », a déclaré M. Smith.

Événements diversifiés dans la Base, dont des activités récréatives

Le CTSE englobe quelque 110 000 hectares de terrain – ce qui en fait la plus grande installation militaire dans l’Est du Canada – mais seulement un tiers est utilisé pour des tirs réels dans le cadre d’exercices d’entraînement. Le reste du terrain demeure propice à la tenue d’une vaste gamme d’activités récréatives, notamment la chasse et la pêche, pilotées par des représentants de la Base.

« Il y a un club de trappage dans la Base », a ajouté M. Smith. Il y a aussi un club de VTT et tous les étés, un club de fusée qui se sert du CTSE. »

Beaucoup de progrès au niveau de la prévention des incendies

Les membres du personnel de la BS 5 Div CA sont conscients des répercussions que peuvent avoir les opérations sur les résidents de la région et sont prêts à en parler au besoin. Ils entretiennent également une relation étroite avec des partenaires du gouvernement provincial pour les tenir informés en cas d’incendie.

M. Smith, qui est originaire de la région d’Oromocto, était au 1er cycle du secondaire au printemps de 1986 lorsqu’un incendie s’est propagé à l’extérieur de la Base à partir du CTSE et a détruit une maison et une quantité considérable de biens publics. Depuis cet événement, beaucoup de progrès ont été réalisés au niveau la prévention des incendies dans la Base.

« En une seule journée, tout a brûlé jusqu’au fleuve Saint-Jean », se souvient-il. « Et il y a eu des évacuations. Il y a eu beaucoup d’avancées dans nos programmes – beaucoup de pas en avant à partir de ce moment-là. D’autres incendies majeurs ont fait rage en 1993 et en 1994, dont la taille a été surpassée ou égalée l’an dernier. Ce genre de chose rappelle aux gens que la gestion des incendies est importante. »

 

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