Le canon de Vimy : Restauration d’un pan de l’histoire du Canada

Article / Le 9 novembre 2017 / Numéro de projet : 17-0246

Par Drew Neufeld, gestionnaire, musée du Lincoln and Welland Regiment, reproduit avec permission.

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St. Catharines (Ontario) — Le canon de la Crête de Vimy est un obusier pris à l’ennemi allemand. Des bénévoles et des donateurs de la fondation The Lincoln and Welland Regiment travaillent depuis 2009 pour restaurer cette pièce qui fait partie de l’histoire du Canada, et il trouvera un une place intérieure permanente au nouveau Centre du patrimoine militaire de Niagara, à Niagara‑on-the-Lake.

Le canon est un obusier LeFH‑16 (Leichter Feld Howitzer) de 105 mm (ou obusier de campagne léger) produit par Rheinmetall. Introduit en 1916, le canon de 2 447 livres pouvait tirer des obus de 34 livres sur une distance d’environ 10 000 verges.

Le 9 avril 1917, la bataille de la Crête de Vimy a commencé. Pendant la bataille, des militaires canadiens du 7e Bataillon (1st British Columbia Regiment), du Corps expéditionnaire canadien, s’est emparé du canon à l’extérieur d’un petit village agricole appelé Farbus, à un mille au sud du village de Vimy. Il est possible que le canon ait été abandonné quelques jours plus tôt, lorsque les équipes allemandes ont été incapables de déplacer leur artillerie après que leurs chevaux aient été frappés par une attaque au gaz. Le canon compte parmi quatre obusiers et un canon naval saisis le 13 avril. Ce jour-là, l’officier du renseignement du bataillon, le lieutenant Frederick A. Fraser, a atteint la ligne ferroviaire à l’est de Farbus et a découvert les canons abandonnés et en bon état.

Le 14 avril, les troupes canadiennes, incapables de déplacer leur propre artillerie, s’étaient emparées de plusieurs canons ennemis et en ont utilisé plusieurs pour attaquer les Allemands avec leur propres obus. Il semble que le canon de la Crête de Vimy soit l’un de ses canons : le registre des trophées de guerre du Canada mentionne que le canon a été utilisé par la 23e Batterie d’obusiers.

Notre canon de la Crête de Vimy compte parmi ces trophées. Il a été envoyé à Niagara – dans ce qui s’appelait alors le village de Queenston et fait maintenant partie de la ville de Niagara‑on‑the‑Lake. On ne sait pas à quel moment le canon de la Crête de Vimy est arrivé à Niagara, mais on croit qu’il est arrivé en 1920 ou en 1921, et il a été placé devant l’école du village de Queenston. En 1926, le cénotaphe du village a été dévoilé; le canon a été déplacé là à un moment donné, et il y est resté pendant des décennies.

Éventuellement, les travaux de réfection routière près du cénotaphe ont soulevé des préoccupations quant à la sécurité du canon. En 1992, la garde du canon a été transférée à ce qui est maintenant la Niagara Artillery Association (NAA), qui s’est engagée à restaurer cette arme et à trouver un nouvel endroit pour l’exposer. Toutefois, l’Association n’avait pas les ressources voulues pour faire autre chose qu’un décapage au jet de sable et une peinture; en 1997, le canon a été déménagé aux Casernes de Butler à Niagara-on-the-Lake et placé à côté de la remise à canons.

En 2009, des bénévoles du musée The Lincoln and Welland Regiment ont déplacé le canon à l’intérieur. La Fondation, la NAA et Parcs Canada ont convenu que la Fondation assume la garde du canon, le restaure, dans le but de trouver un emplacement intérieur pour l’exposer.

Au cours des quelques années qui ont suivi, des bénévoles du musée régimentaire ont consacré du temps et des efforts pour restaurer le canon de la Crête de Vimy. Nombre de bénévoles du musée régimentaire ont aidé à restaurer le canon. Le dernier arrêt de celui-ci devrait être le Centre du patrimoine militaire de Niagara, qui doit être sur le site de l’ancien champ de tir sur le chemin Lakeshore à Niagara‑on‑the‑Lake.

Lors du dévoilement du canon, le 7 avril 2017, la Fondation a annoncé une levée de fonds pour le nouveau Centre du patrimoine militaire de Niagara (qui héberge le musée du Lincoln and Welland Regiment). Cette installation permettra non seulement de préserver le patrimoine militaire de Niagara, il permettra aussi d’interpréter le dernier champ de bataille non interprété de la guerre de 1812, à Niagara.

Le Centre sera construit sur une parcelle du champ de tir au fusil adjacent à l’endroit où les Américains ont posé le pied le 25 mai 1813, durant la bataille du Fort George. La propriété a aussi été le site du Camp Niagara et a été un champ de tir actif utilisé par le ministère de la Défense nationale.

La Fondation du Lincoln and Welland Regiment apporte un soutien financier au régiment, au musée régimentaire ainsi qu’à la musique du régiment, en plus d’entreprendre certains projets qui lui sont propres, comme la publication de l’histoire régimentaire par Geoffrey Hayes.

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