Le caporal-chef Nikki Gregg est influencée par le Japon, l’Écosse et l’Arabie saoudite

Article / Le 19 mai 2017 / Numéro de projet : 17-0113

Par Devon Atherton, Affaires publiques de l’Armée

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Le mois de mai, qui est le Mois du patrimoine asiatique au Canada, est le moment de célébrer les nombreuses réalisations et contributions des Canadiens d’origine asiatique qui ont aidé à façonner le pays diversifié prospère qu’est le Canada d’aujourd’hui. Le présent article est le premier d’une série consacrée aux membres de l’Armée canadienne d’origine asiatique.

Petawawa (Ontario) — Le travail au sein d’une équipe diversifiée, évolutive et respectueuse est ce qui fait de l’Armée canadienne (AC) un milieu professionnel si attirant pour des membres de l’AC comme le caporal‑chef Nikki Gregg, un spécialiste des systèmes de communication et d’information de l’Armée (SCIA), qui a été en mission à l’étranger trois fois durant ses neuf années de service.

Le cplc Gregg, qui a une ascendance diversifiée, à la fois japonaise et écossaise, dit qu’elle s’est toujours sentie acceptée et valorisée au travail. « Tout le monde est si inclusif. Je n’ai jamais eu de problème au sujet de mes origines – tant que je savais ce que j’avais à faire, j’étais respectée. »

Elle souligne que les familles de ses deux parents sont au Canada depuis quelques générations. Sa mère a des racines japonaises, tandis que son père est d’origine écossaise.

« Ils étaient très fiers et heureux lorsque je me suis enrôlée. Ils m’ont été d’un grand soutien », affirme‑t-elle.

Son beau-père, qui a été un Marine des États‑Unis, a certainement eu une influence sur son choix de carrière. « Mon beau-papa me parlait de ses expériences navales, et il a été pilote de l’USS Midway [porte-avion], alors ses récits sortaient de l’ordinaire. »

Le travail d’équipe est une compétence importante

Dès son jeune âge, cette Calgarienne de naissance a toujours su qu’elle ferait partie d’une équipe. Que ce soit au softball, à la natation, au volleyball ou au tennis, elle a participé à presque tous les sports qu’elle pouvait au secondaire. Maintenant, après presque une décennie dans la Force régulière, le cplc Gregg est encore membre d’une équipe.

En tant que spécialiste des SCIA au sein de la troupe Alpha du Quartier général et Escadron des transmissions 2e Groupe-brigade mécanisé du Canada, Petawawa, elle travaille au sein d’une équipe pour installer, gérer et surveiller les systèmes de communication par satellite.

« Mon travail consiste à m’occuper des satellites et de l’information au sein de mon unité. Nous prenons les données recueillies et nous transmettons nos constatations à notre personnel du poste de commandement. C’est un bel environnement d’équipe », souligne‑t‑elle. « C’est bien de travailler ensemble et de rencontrer autant de gens. La cohésion de l’équipe est importante pour moi, et c’est facile à voir dans mon unité. »

Pour le cplc Gregg, le fait d’être membre de l’AC signifie qu’elle a eu l’occasion de travailler avec d’autres soldats partout dans le monde. Après de nombreuses affectations au Canada et trois missions internationales, soit une en Pologne de septembre 2014 à janvier 2015, une aux Philippines en décembre 2013 et une à Chypre en novembre et décembre 2010, elle a établi beaucoup de contacts.

Selon le cplc Gregg : « C’est bien de rencontrer des gens dans chaque unité et lorsqu’on est en mission parce qu’on peut se revoir plus tard et s’échanger nos histoires. Chacun est différent. »

Toutefois, son engagement à l’égard de l’AC ne se limite pas à rencontrer des gens et à voyager. Ce ne sont que des avantages, souligne‑t‑elle. La principale raison pour laquelle le cplc Gregg s’est enrôlée dans la Force régulière était d’aider à apporter de l’aide en cas de besoin.

« Je me suis toujours tenue au courant de ce qui se passait dans le monde, et lorsque je me suis enrôlée en 2008, le Canada était engagé en Afghanistan. J’ai vu aux nouvelles ce qui se passait et la guerre qui là-bas a réellement eu à voir dans ma décision de servir notre pays. L’Armée canadienne essayait d’aider les gens et apportait des secours. J’ai réellement aimé cet aspect de l’Armée, et je voulais faire une différence », explique le cplc Gregg.

Les déploiements sont source de satisfaction

Elle a eu l’occasion de faire une différence à l’échelle internationale lors de différentes missions. À Chypre, le cplc Gregg a passé deux mois à soutenir les activités de décompression pour les soldats revenant d’Afghanistan afin de les aider à faire la transition vers la vie au Canada lorsqu’ils seraient de retour. « Nous avons pris soin d’eux et nous nous sommes assurés que tous avaient été pris en compte. J’ai tenu le registre des personnes qui entraient et sortaient pour que nous soyons certains de faire le suivi pour chacun. »

Le cplc Gregg a aussi prêté main-forte en Pologne lors de l’opération REASSURANCE s’inscrivant dans les mesures d’assurance et de dissuasion de l’OTAN. Là, elle a appuyé les communications pour le 3e Bataillon, The Royal Canadian Regiment. « J’ai assuré les communications pour eux, en faisant en sorte que chacun ait accès à Internet et à la téléphonie cellulaire, et j’ai organisé des appels entre notre bâtiment et le Canada. »

Cependant, le cplc Gregg est particulièrement fière de sa contribution aux Philippines. En 2013, le typhon Haiyan, une tempête de catégorie 5, a frappé les côtes des Philippines. Le typhon Haiyan a touché plus de 16 millions de personnes, en a déplacé temporairement 4,1 millions dans 57 villes, et a endommagé plus de 1,14 million de maisons. Le Canada faisait partie de l’intervention humanitaire internationale face à cette crise, et les Forces armées canadiennes ont déployé l’Équipe d’intervention en cas de catastrophe (EICC) dans le cadre de l’opération RENAISSANCE 13-1 afin d’aider à combler les besoins en matière de soins de santé, d’eau et d’ingénierie dans la zone sinistrée. Le cplc Gregg comptait parmi les militaires déployés pour aider l’EICC à apporter de l’aide.

« La chose la plus géniale que j’aie faite au sein de l’Armée a été d’aider à fournir de l’eau aux habitants des Philippines. La joie qui se lisait sur leur visage était une expérience hors du commun », souligne-t-elle. « J’ai aussi eu à travailler aux communications radio pendant que j’étais là-bas. C’est la mission qui m’a rendue le plus fière de faire partie de l’Armée canadienne. »

Influences d’une enfance en Arabie saoudite

Le cplc Gregg croit que l’engagement international est une partie si importante de son travail dans l’AC en raison d’un autre aspect de son propre passé. Elle a mentionné que la situation en Afghanistan a réellement trouvé écho chez elle parce qu’elle a grandi en Arabie saoudite. Après avoir déménagé là-bas avec son père et son frère lorsqu’elle avait un an, le cplc Gregg y a vécu jusqu’à ses 14 ans, lorsque les circonstances ont forcé son père à les renvoyer au Canada, elle et son frère.

« Des terroristes bombardaient l’enceinte où nous vivions », précise-t-elle. « Nous avons dû revenir. Mais nous avons eu une enfance bien différente de celle de la plupart des gens, et le mode de vie au Canada était très différent. Il a fallu que je m’y habitue. »

Le cplc Gregg a dit avoir trouvé la transition vers un mode de vie canadien difficile à son retour, alors qu’elle était adolescente. Bien qu’elle n’ait pas terminé les dernières années du secondaire, elle prévoit terminer ses études pendant qu’elle est à l’AC, et elle estime avoir été soutenue dans ses objectifs professionnels depuis le début.

« Ils sont plutôt favorables à l’éducation dans les forces armées », affirme le cplc Gregg. « Je connais beaucoup de gens de l’Armée qui ont pris une année, même pour suivre des cours et obtenir leur diplôme du secondaire. J’ai été tellement occupée au travail que je n’ai pas encore eu le temps de le faire, mais je sais que lors que je vais m’efforcer d’obtenir mon DESPA, ils seront raisonnables et me donneront des journées de congé pour faire ce que j’ai à faire. »

Un avenir prometteur avec l’Armée

Pour le moment, le cplc Gregg n’est pas pressée. Elle a connu beaucoup de succès comme spécialiste des SCIA, et elle aime ce qu’elle fait. « Les communications changent constamment et évoluent avec la technologie », explique‑t‑elle. « Il y a toujours quelque chose de nouveau pour me mettre en mode “techno.” Cela attise ma curiosité et me motive.

Le cplc Gregg n’anticipe aucun obstacle à son cheminement professionnel, et elle affirme que le milieu collectif inclusif maintient son intérêt.

« Dans 10 ans, je sais que je serai encore dans les forces armées! J’ai hâte d’explorer d’autres parties du Canada et d’apprendre comment être une meilleure équipière. On trouve de bonnes personnes ici, et je veux continuer de servir mon pays. »

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