Les Rangers canadiens enseignent des techniques avancées de survie en milieu sauvage

Article / Le 28 janvier 2020 / Numéro de projet : 19-0274

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Par le lieutenant Natasha Tersigni, officier des affaires publiques du 4e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens 

Coal Harbour (Colombie‑Britannique) — Pour les membres du 4e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens (4 GPRC), mener des opérations dans des environnements austères est une seconde nature. Les Rangers canadiens sont les yeux et les oreilles des Forces armées canadiennes dans des collectivités isolées, nordiques et côtières et sont capables de travailler efficacement dans diverses conditions pour venir en aide lors de missions nationales, y compris les opérations de recherche et sauvetage. 

Des membres du 4 GPRC ont transmis ces compétences lors d’un cours sur les techniques avancées de survie en milieu sauvage auquel a participé la 3e Division du Canada à Coal Harbour, sur la côte nord de l’île de Vancouver, à l’automne 2019.

Le cours est offert en deux phases. Au cours de la première phase, les Rangers canadiens enseignent toutes les compétences pratiques nécessaires pour que les stagiaires puissent survivre seuls dans un milieu sauvage, notamment construire des abris, allumer des feux, fabriquer et utiliser des outils comme des haches et des scies, chercher de la nourriture et chasser pour se nourrir, trouver des sources d’eau et dessaler l’eau, et la psychologie de la survie en milieu sauvage.

« Pendant le cours, les Rangers canadiens soulignent que c'est une chose de survivre, mais c'en est une autre de réussir dans un milieu sauvage », explique l’adjudant James Vogl, sergent‑major de la compagnie de l’Alberta/Saskatchewan du 4 GPRC. « Nous mettons l’accent sur les techniques de brousse plus avancées. »

Après avoir appris les connaissances pratiques, chaque stagiaire est déposé dans un lieu isolé et doit passer trois nuits seul avec un minimum de fournitures. En campagne, ils ont leurs vêtements et certains outils, y compris une hache, une pierre à aiguiser, des fusils de chasse, une radio et un téléphone satellite.

Avant de se rendre en campagne, ils apprennent à manger des produits comestibles sauvages et des animaux sauvages. Une fois en campagne, ils sont assujettis à une vérification du bien‑être chaque jour pour qu’un technicien médical et un membre des Rangers canadiens puissent veiller à ce qu’ils soient en santé et en mesure de poursuivre l’entraînement. Les stagiaires doivent effectuer diverses tâches, notamment construire un abri, allumer un feu et trouver une source d’eau.

« Ce cours est plus avancé que celui sur les techniques de base de survie en milieu sauvage, pendant lequel les participants essaient simplement de terminer l’exercice. Il apprend les stagiaires à être plus efficaces avec les outils qu’ils ont », ajoute l’Adj Vogl.

Le sergent Emily Coombs, commandant de la patrouille des Rangers canadiens d’Ucluelet, était instructrice lors du cours de cette année, mais il n’y a pas si longtemps, elle était stagiaire.

« Il y a quatre ans, lorsque le premier cours sur les techniques avancées de survie en milieu sauvage a eu lieu, j’étais stagiaire », affirme-t-elle. « À mon arrivée au cours, je ne savais pas que j’allais être seule en campagne, donc j’ai dû surmonter mentalement cet obstacle. Pendant l’instruction, je voulais acquérir le plus de connaissances possible. »

« Les nuits étaient la partie la plus difficile pour moi en campagne », ajoute‑t‑elle. « Je me réveillais aux deux heures pour m’assurer que mon feu était allumé. Sans nourriture, on ressent les effets sur le corps. J’ai passé environ deux jours avant d’atteindre mon point le plus bas où tout ce que j’ai pu faire pendant un avant-midi était m’asseoir et attiser mon feu en espérant qu’il ne s’éteigne pas. La chose la plus importante pour moi était de rester positive et d’aller de l’avant. Je n’allais pas simplement m’asseoir sous un arbre et attendre que quelqu’un arrive. »

Le Sgt Coombs affirme que ses stagiaires ont maintenant d’importantes leçons à transmettre à leurs collègues.

« Nous espérons que ces soldats retourneront à leurs unités d’appartenance et transmettront les connaissances qu’ils ont acquises pendant le cours afin d’aider leurs pairs à apprendre ces compétences de survie en milieu sauvage », explique-t-elle. « Dans l’éventualité où ils se retrouveraient seuls dans la forêt, ils ont les connaissances et compétences de base pour y passer la nuit. »

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