Une Armée canadienne en évolution

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Article / Le 2 mai 2017 / Numéro de projet : 17-0118

Par Major Nicole Meszaros, Affaires publiques l’Armée

OTTAWA – L’Armée canadienne (AC) est devenue plus polyvalente dans le contexte de l’après-Afghanistan. Il a fallu un processus évolutif pour opérer ce changement et pour faire en sorte que les Canadiens et nos alliés soient conscients de ces efforts.

« Nous devons changer la façon dont l’Armée est perçue par d’autres organisations », affirme le lieutenant‑général Christian Juneau, commandant adjoint de l’Armée Canadiens en songeant à son mandat à ce poste. « D’aucuns ont l’impression que l’ampleur de notre contribution à la mission en Afghanistan représente le seul modèle d’emploi de la force. Autrement dit, certains croient que l’Armée se déploie toujours à l’extérieur de nos frontières avec un groupement de forces constitué de milliers de soldats, de centaines de véhicules, etc., bien que nous ayons la capacité d’agir ainsi, l’Armée canadienne d’aujourd’hui est évolutive, souple, adaptable et polyvalente. » 

Cela signifie que l’AC peut se déployer rapidement pour s’acquitter de n’importe quel mandat qui lui est confié; elle est de monter des équipes de 10 soldats prêts à intervenir et elle est aussi préparée à déployer un groupe-brigade entier s’il le faut. Par exemple, lors de l’opération REASSURANCE, la première rotation de quelque 120 membres de l’AC a eu lieu en Pologne, dans les jours qui ont suivi l’annonce de la participation du Canada, qui témoigne de la polyvalence actuelle de l’AC. « Je suis très fier de la capacité de l’Armée canadienne à se déployer si rapidement », souligne le Lgén Juneau. « C’est un bel exemple de la capacité d’adaptation et de la souplesse de nos chefs et de la polyvalence de nos soldats. »

Il y a eu des cas plus récents où l’Armée canadienne a démontré sa capacité à s’adapter à des exigences précises de la mission. Nous avons déployé quelques Équipes d’aide à la formation (EAF) canadiennes dans des pays comme la Jordanie, le Liban et le Niger. Ces équipes de 10 à 30 soldats qui s’affairent à apporter un renforcement des capacités en matière d’antiterrorisme, de logistique, etc. Nous comptons actuellement plus de 150 soldats qui sont déployés en Ukraine. Leur mission consiste à contribuer au développement des capacités des Forces ukrainiennes. Essentiellement, notre contingent entraîne les militaires ukrainiens en ce qui concerne les tactiques, techniques et procédures liées aux petites unités. De plus, cet été, l’Armée canadienne dirigera un groupement tactique multinational en Lettonie dans le cadre de la « présence accrue de la force » de l’OTAN.

Lgén Juneau sert en qualité de commandant adjoint de l’Armée Canadiens depuis juillet 2014, et après sa promotion au grade de lieutenant‑général, le 28 avril 2017, il sera nommé commandant adjoint du Commandement de la Force interarmées interalliée de Naples, à Naples (Italie), à l’été 2017. Le brigadier‑général Carl Turenne, l’actuel commandant de la 5e Division du Canada, après qu’il aura été promu au grade de lieutenant‑général, sera nommé comme nouveau commandant adjoint de l’Armée canadienne.

Au cours des prochaines années, Lgén Juneau estime que l’AC aura des occasions d’accroître son interopérabilité avec les alliés du Canada, ce qui est un objectif clé. « Pendant nos années en Afghanistan, nous avons travaillé surtout avec les Américains et les Britanniques – mais aussi avec d’autres pays. Nous avons développé des systèmes de commandement et de contrôle qui fonctionnaient à l’époque, mais l’interopérabilité est fugace et il faut y travailler si l’on veut la maintenir et l’améliorer. »

Il explique que le Canada travaillera toujours dans un contexte multinational, donc l’interopérabilité sera cruciale pour la réussite de l’AC. « Les Forces armées canadiennes doivent investir dans une technologie qui permet à nos systèmes d’être compatibles avec ceux de nos alliés », affirme le Lgén Juneau. « C’est un défi avec lequel devra composer le brigadier‑général Turenne lorsqu’il assumera le rôle de commandant adjoint de l’Armée Canadiens, sous l’excellent leadership du lieutenant‑général Paul Wynnyk, le commandant de l’Armée Canadiens. Lorsque nous achetons ou concevons des systèmes, nous devons faire en sorte qu’ils fonctionnent avec ceux que nos alliés utilisent. » Ayant servi comme Général commandant adjoint des opérations du XVIII Airborne Corps à Fort Bragg (Caroline du Nord), un point saillant de sa carrière pour lequel il s’est vu décerner la Légion du mérite des Forces américaines en raison de ses services, l’expérience du Lgén Juneau fait de lui une autorité sur des questions aussi complexes.

L’AC maintiendra son rythme opérationnel élevé avec du personnel déployé dans le cadre de mission partout dans le monde. Cela ne peut se produire que grâce aux soldats de grande qualité que produit le Canada. « Les soldats canadiens sont sans égal », dit le lieutenant‑général Juneau, affirmant qu’ils protègent les Canadiens et leurs intérêts de bien des façons importantes. « Notre capacité à toujours répondre à l’appel pour des opérations nationales, comme lors de catastrophes naturelles, demeurera fermement en place », souligne‑t‑il. « Lorsque les Canadiens ont besoin de nous, l’AC sera prête. Lorsqu’il est question du service que nous offrons à notre pays, c’est ce dont je suis le plus fier. »

Comme le besoin en soldats bien entraînés, bens dirigés et bien équipés demeure, l’avenir est prometteur pour l’AC.

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