Une autre première pour le commandant de la Police militaire

Article / Le 9 novembre 2017 / Numéro de projet : 17-0344

Remarque : pour visionner les photos additionnelles, veuillez cliquer sur la photo dans la galerie d'images.

Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

Ottawa, Ontario — La carrière du lieutenant-colonel Vanessa Hanrahan compte plusieurs aspects notables : cette Terre-Neuvienne de souche a fait partie de la première équipe de commandement féminine d’un régiment de la Police militaire de l’Armée canadienne (AC) et elle termine maintenant sa première année à titre de commandant du Groupe de la Police militaire de l’Armée canadienne – une autre première pour une femme militaire dans l’AC.

Lorsque l’on discute avec elle, le Lcol Hanrahan préfère de loin parler des autres officiers de l’AC qui lui ont offert du mentorat qui l’ont aidée à gravir les échelons de la police militaire.

Dans l’entrevue qui suit, elle parle des personnes qui l’ont inspirée, de son service en Afghanistan et de l’importance d’être bien plus qu’une photo accrochée sur un mur lorsque vous êtes un leader.

À quel moment avez-vous décidé que vous feriez carrière dans la police militaire?

J’ai commencé mes études à l’Université St. Mary’s à Halifax avec l’idée d’entrer dans la GRC. J’étais un aspirant de marine à Terre-Neuve-et-Labrador et durant ma deuxième année d’université, j’ai décidé que je voulais faire autre chose dans l’Armée. C’est pourquoi j’ai intégré ce qu’on appelait à l’époque la Réserve des communications.

L’année de l’obtention de mon diplôme, j’ai commencé à demander ce que je pourrais faire dans le milieu militaire qui toucherait les services policiers. J’ai suivi un officier de la police militaire pendant une journée à Halifax, puis j’ai présenté ma demande. Quatre mois plus tard, j’ai été acceptée. J’ai obtenu mon diplôme et j’ai commencé à porter l’uniforme de l’Armée en tant qu’officier de la police militaire.

Où est né votre intérêt pour l’application de la loi?

Seule une personne de ma famille faisait partie du milieu militaire et personne dans les services de police. Je crois que c’est en voyant la GRC dans la ville. J’ai grandi dans une petite communauté qu’elle desservait.

Ces officiers de la GRC ont été des modèles positifs pour moi. Essentiellement, j’ai pu combiner deux choses que j’aime beaucoup, soit le mode de vie militaire et les services de police. J’ai le meilleur des deux mondes. J’ai souvent l’occasion de travailler avec la police civile et j’aime beaucoup ces interactions.

À quoi ont ressemblé les premiers jours de votre carrière?

Parce que je suis arrivée comme officier, je n’ai pas eu à servir dans un véhicule de patrouille. Ma première affectation a été ici à Ottawa en 2000. J’ai fait le choix d’aller sur le terrain et de travailler la fin de semaine pendant une période de six mois pour voir en quoi consiste une patrouille – parce qu’il est très facile de rester dans son bureau et de prendre des décisions à propos de ce que les gens font à 4 heures du matin, mais si vous ne comprenez pas les dynamiques, vous ne saisirez pas leur point de vue.

Vous avez contribué à l’entraînement et au mentorat des membres de la police nationale afghane en 2010 et en 2011. Parlez-nous de cette expérience.

J’ai travaillé directement avec le brigadier-général Nasrullah Zarifi, l’officier de la police nationale afghane responsable de l’entraînement dans la province de Kandahar. On se demandait s’il accepterait de travailler avec moi. On ne savait pas qu’elle serait la dynamique, mais ça s’est bien passé. Il était très visionnaire. Il était ouvert, il m’a accueillie rapidement, ce qui a permis à son personnel de m’accepter rapidement. Et je crois que cela a ouvert un plus grand dialogue à propos du rôle des femmes.

Quel a été l’autre fait saillant de votre carrière jusqu’à présent?

L’une des tâches les plus importantes pour moi a été le commandement du 2 Régiment de la Police militaire à Toronto. Fait très intéressant, le sergent-major régimentaire était une femme, l’adjudant-maître Annie Andrews. Nous avons formé la première équipe de commandement féminine dans un régiment de la Police militaire.

Je revenais tout juste d’Afghanistan lorsque j’ai assumé le commandement de ce régiment. Je suis passée d’une équipe de 40 personnes à la direction de plus de 300 personnes. Comment faire pour ne pas être qu’une photo sur un mur? Comment leur faire comprendre que vous agissez dans leur intérêt? Je crois que c’est à ce moment que j’ai vraiment appris à commander en gardant une certaine distance parce que c’est ce que ça prend. Les leçons que j’en ai tirées m’accompagnent depuis.

Pouvez-vous nous parler de votre expérience en tant que femme dans l’AC?

Je crois que j’ai été très chanceuse. Personne ne m’a jamais dit : « Je ne pense pas que tu peux le faire parce que tu es une femme ». Le général Patricia Samson dirigeait le Groupe de la Police militaire des Forces canadiennes en 2000 lorsque je suis arrivée. Et le colonel Dorothy Cooper l’a remplacée. Le Col Cooper a pris sa retraite et je la vois encore régulièrement. Elle a eu une belle influence sur moi. Elle croit que vous pouvez faire tout ce que vous voulez – que la seule chose qui vous limite, c’est vous. Elle a raison.

Pour commenter cet article, rendez-vous dans la section Articles de la page Facebook de l’Armée canadienne

Date de modification :