Une militaire de Petawawa figure dans une exposition à Vimy

Article / Le 25 février 2020 / Numéro de projet : 19-0308

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Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

Oromocto, Nouveau-Brunswick — Lorsqu’on a demandé au caporal Geneviève Lapointe, une technicienne en imagerie de l’Armée canadienne, de photographier 40 nouveaux diplômés d’un cours d’artillerie en juillet dernier, on s’attendait uniquement à obtenir une photo de groupe.

Le Cpl Lapointe a toutefois saisi l’occasion pour prendre des portraits individuels de chaque diplômé. Cette initiative personnelle a donné un résultat éblouissant, que l’on peut admirer à l’exposition intitulée Visages de la liberté au Mémorial national du Canada à Vimy, en France.

L’exposition, qui trace le portrait de quelque 25 Canadiens qui ont servi durant la Première Guerre mondiale jusqu’à aujourd’hui, sera présentée au Centre d’accueil et d’éducation du Mémorial jusqu’en mai 2020.

Le Cpl Lapointe est affectée au Centre d’instruction au combat (CIC), une unité du Centre de doctrine et d’instruction de l’Armée canadienne de la Base de soutien de la 5e Division du Canada à Oromocto, au Nouveau-Brunswick.

« C’était la journée de la remise des diplômes », se souvient-elle, « et ils faisaient la dernière partie du cours. Nous voulions prendre leur visage en photo à la fin parce qu’ils étaient fatigués. On pouvait clairement le voir sur certains visages. Ils avaient l’air sales, ils semblaient avoir travaillé dur. Et ce n’était pas du tout une mise en scène. »

Ce « nous », ce sont le Cpl Lapointe et son mari, l’adjudant-maître Stéphane Gauvreau, sergent-major de Batterie à l’École de l’artillerie du CIC, qui a aidé à organiser la séance de photos, qui comprenait 40 personnes au total.

« Les gens sont généralement pressés à la fin d’un cours », a expliqué le Cpl Lapointe. « Ils veulent que ça finisse, mais il leur a dit "Non, on le fait." 

On pourrait penser que la prise de portraits n’est pas aussi exaltante que d’autres types de séances de photos auxquelles les tech en imagerie de l’Armée participent, mais le Cpl Lapointe affirme au contraire que sa créativité ne cesse d’être stimulée.

« J’aime voir les visages », a-t-elle expliqué. « Les yeux parlent. Surtout ceux des militaires. Quand je me rends en campagne, j’aime les voir lorsqu’ils travaillent dur, lorsqu’ils sont fatigués. Leur visage me raconte une histoire. C’est pourquoi j’essaie toujours de le prendre en photo. »

Des représentants d’Anciens Combattants Canada (ACC), l’organisme responsable du Mémorial de Vimy, ont découvert le travail du Cpl Lapointe grâce à sa page Facebook.

« Le Cpl Lapointe a lancé cette série de photos dans l’univers et, un matin, trois différentes personnes me l’ont envoyée en disant, "Mon Dieu, ces photos seraient parfaites pour l’exposition" », a mentionné la gestionnaire du programme d’ACC, Amanda Kelly.

Quatre photos de la série ont été envisagées, a-t-elle ajouté. Celle choisie montre le bombardier Jen Wildman du 2e Régiment, Royal Canadian Horse Artillery, affectée à Petawawa, en Ontario.

« Nous souhaitions vraiment avoir une femme dans un rôle de combat », a déclaré Mme Kelly. « De nombreuses femmes sont représentées à l’exposition, mais ce sont principalement des infirmières et des signaleuses. Il s’agit d’un rôle très différent et qui est très représentatif, je crois, de la diversité des Forces armées canadiennes de nos jours. »

Le passé militaire du Canada occupe une grande place au Mémorial de Vimy et à l’exposition Visages de la liberté, mais le Cpl Lapointe et Mme Kelly ont noté l’importance de faire des liens entre les figures militaires historiques et ceux qui servent aujourd’hui.

« Donner vie aux histoires des hommes et des femmes à qui on rend hommage au Mémorial de Vimy représente un défi que nous acceptons pleinement », a expliqué Mme Kelly. « Et le fait de pouvoir les relier à l’histoire de quelqu’un comme le Bdr Wildman est une occasion incroyable d’aider les gens à comprendre que, que ce soit les gens en uniforme aujourd’hui ou ceux qui ont servi il y a 75 ou 100 ans, ce sont des personnes et nous devons respecter les sacrifices qu’ils ont consentis. »

« Il y a beaucoup de gens qui servent encore et nous sommes des gens normaux », a ajouté le Cpl Lapointe. « Ce sont des gens comme moi, comme le Bdr Wildman. Ils étaient et ils sont encore aujourd’hui autour de nous. »

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