Diriger la garde de la reine, une première pour une femme officier de l’infanterie

Article / Le 26 juin 2017 / Numéro de projet : 17-0172

Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

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Londres, Angleterre — Une femme officier de l’Armée canadienne (AC) qui, le 26 juin 2017, est devenue la première femme officier d’infanterie à assumer la fonction de capitaine de la garde de la reine, dit que ce fut pour elle un privilège de vivre cette expérience.

Le capitaine Megan Couto, membre du 2e Bataillon, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (2 PPCLI), fait partie d’un contingent qui s’est rendu au Royaume-Uni à la demande de la reine afin de monter la garde pour elle du 18 juin au 3 juillet. Le contingent compte 80 soldats et 35 membres de la Musique de l’Artillerie royale canadienne.

La garde de la reine est responsable de garder les résidences royales officielles, dont le palais de Buckingham et le château de Windsor. Depuis 1916, des unités militaires du Commonwealth ont régulièrement été appelées à assumer cette fonction. Sa Majesté a demandé qu’une unité du Canada ait cet honneur pour souligner le 150e anniversaire de la Confédération qui est célébré cette année.

Bien que le Capt Couto soit commandant adjoint du contingent, elle a assumé la fonction de capitaine de la garde à la place du commandant, le major Jason Hudson, le 26 juin.

Le Capt Couto a minimisé l’importance de cet évènement.

« Il n’y a jamais eu beaucoup de femmes officiers dans l’infanterie canadienne », a-t-elle souligné. « La nature de la situation fait en sorte qu’il y a bien des choses que je suis la première à accomplir. Pour ma part, je considère que ça fait simplement partie de mon travail. Je suis étonnée et honorée qu’on m’ait demandé d’être capitaine de la garde. C’est définitivement un privilège. »

« Megan est un officier vaillant et elle mérite pleinement cet honneur », a dit le Maj Hudson. « C’est une excellente occasion qui s’offre à elle. D’autant plus que le ministère de la Défense du Royaume-Uni est en pleine transition en vue d’intégrer les femmes dans les armes de combat. »

Les deux officiers ont admis que la préparation en vue d’accomplir ce travail, qui consistera à relever leurs collègues britanniques de la garde et leur transférer les fonctions à cinq reprises – a représenté un certain défi pour les soldats concernés.

« Nous ne sommes vraiment pas une unité du cérémonial », a indiqué le Capt Couto. « La préparation a nécessité un certain apprentissage, mais comme j’ai étudié au collège militaire pendant quatre ans, je connais un peu les exercices de drill et le cérémonial. Tout s’est bien passé dans l’ensemble; il a simplement fallu se dérouiller un peu et se rappeler l’entraînement. »

« Depuis que je suis membre du 2 PPCLI, et jusqu’à tout récemment, nous n’avons jamais été vraiment reconnus pour nos exercices de prise d’armes », a ajouté le Maj Hudson. « Nous avons en fait demandé à des instructeurs de drill du Royaume-Uni, notamment les Coldstream Guards, de nous aider dans notre préparation. En une semaine, nous maîtrisions tous les mouvements, puis nous avons pris une autre semaine pour peaufiner nos exercices sous l’œil attentif des Coldstream Guards. Je ressens évidemment un peu de pression étant donné que ça se passe sur la scène internationale et que beaucoup de monde nous observe. Mais en fin de compte, je suis comme tous les autres soldats dans les rangs. Je regarde la tête de la personne devant moi. Je n’ai qu’à me rappeler les commandements. »

Le Capt Couto en sera à sa septième année de service militaire en 2017. Grande athlète durant ses années au secondaire et au collège militaire, elle considère l’AC comme l’endroit idéal pour combiner ses passions : le conditionnement physique et le service public.

« Ça ne faisait pas partie de mes plans de m’enrôler », explique-t-elle. « Aucun membre de ma famille n’a été dans l’armée, mais j’ai été attirée parce que c’est un monde stimulant, en constante évolution. Vous ne faites jamais le même travail pendant longtemps. C’est exigeant physiquement et vous êtes au service des autres. Tout cela a une grande importance pour moi. Je suis au service du Canada, et c’est important. Mes parents sont des immigrants (venus du Brésil et de la Corée du Sud) et le Canada est vraiment important pour moi. »

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