La vaccination contre la COVID : « un temps pour mener et inspirer »

Article / Le 25 avril 2021 / Numéro de projet : 2021-04-26

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Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

Les trois éléments des Forces armées canadiennes (FAC) ont chacun un rôle très différent à jouer dans leur environnement respectif – la terre, les airs et la mer. Or, lorsqu’il est question de la COVID‑19, leur mission est la même : une vaccination à grande échelle dès que possible.

En tant que la plus grande composante des FAC, l’Armée canadienne (AC) en porte une grande partie de la responsabilité. Grâce à un échéancier de livraison des vaccins nouvellement confirmé, les FAC recevront des doses supplémentaires dans les semaines à venir afin de les administrer aux militaires admissibles dans les groupes ayant la plus haute priorité.

L’on s’attend à ce que les gens de tous les groupes prioritaires se voient offrir le vaccin à un moment donné en avril et août 2021.

La COVID‑19 a eu une forte incidence sur la disponibilité opérationnelle de l’AC. Bien qu’il y ait eu environ 1 100 cas – soit à peine un pour cent du personnel des FAC – et, heureusement, aucun décès, les effets de contagion sont considérables : pour chaque cas, environ 12 autres personnes doivent être mises en quarantaine.

La planification de la vaccination de l’AC est dirigée par une équipe relevant du brigadier‑général Joshua Major, Chef d’état‑major – Opérations. Son conseil aux autres hauts dirigeants est simple : menez par l’exemple.

« Comme l’a démontré l’histoire à maintes reprises, les chefs inspirent les autres à faire de grandes choses, pas juste par leurs paroles, mais aussi par leurs actions », affirme le bgén Major. « Mon message à tous les chefs, officiels ou non, est simple : il est temps de mener et d’inspirer. Alors parlez à vos soldats, répondez à leurs questions, et faites preuve de leadership en vous faisant vacciner. Ça nous permettra de commencer à reconstituer notre état de préparation. »

« Si vous ne pouvez pas répondre à une question », ajoute le bgén Major, « dirigez-les vers quelqu’un qui le pourra. »

Le sergent‑major de l’AC, l’adjudant‑chef Stuart Hartnell, s’est fait l’écho de ce sentiment, soulignant qu’une vaccination à grande échelle est essentielle pour que l’Armée continue à s’entraîner et à se préparer en vue d’opérations.

« Pour maintenir notre état de préparation, l’Armée canadienne ne peut et ne doit plus jamais interrompre son entraînement comme elle l’a fait au début de l’an dernier », déclare‑t‑il. « Nous allons continuer de nous entraîner, peu importe où ce virus nous mène. Peu importe à quel point nous sommes disciplinés, il arrivera que nous devions nous entraîner à proximité les uns des autres. Pour exécuter cet entraînement obligatoire de façon aussi sécuritaire que possible, nous devons respecter nos mesures de protection de la santé et il nous faut la protection que confère une vaccination de masse. »

Jusqu’à maintenant, plus de 400 millions de gens ont été vaccinés dans le monde. Le colonel David Coker, conseiller médical de l’AC, a souligné que les effets secondaires importants, comme une réaction allergique grave ou une thrombose, ont été observés chez à peine deux ou trois personnes vaccinées par million.

Environ 15 000 membres des FAC ont reçu leur première dose. Bien que des effets secondaires mineurs soient communs; ils font partie de l’activation du système immunitaire, et moins de 0,5 pour cent des sujets ont subi des effets indésirables nécessitant des soins médicaux.

« Pas une seule fois au cours de ma carrière militaire ai-je eu matière à remettre en question la validité d’un vaccin qui était requis pour me protéger afin de m’acquitter de mes tâches », affirme l’adjuc Hartnell. « Santé Canada et nos experts médicaux des FAC prennent leur travail très au sérieux, et ils font preuve de diligence pour nous garder dans la lutte. J’ai confiance en eux, pour ma santé et même pour ma vie. »

Moderna, le vaccin attribué aux membres des FAC par l’Agence de la santé publique du Canada, s’est avéré avoir une efficacité de 94 pour cent. Il s’agit d’un vaccin de type ARN messager (mRNA), ce qui signifie qu’il ne contient aucune forme active ou inactive du virus. Plutôt, il « instruit » de façon génétique le système immunitaire à créer des protéines de spicule qui font partie du virus. Cela donne à l’organisme la capacité de produire des anticorps et des cellules immunitaires et le prépare à produire une réaction immunitaire défensive s’il rencontre le vrai virus dans l’avenir.

La vaccination dans les FAC se fait par ordre de priorité, comme c’est le cas dans la population générale. Le premier groupe à la recevoir sera celui des travailleurs de la santé de première ligne et ceux qui les appuient, ainsi que d’autres qui présentent un risque élevé ou qui sont susceptibles de transmettre le virus à des groupes à haut risque.

Cela comprend, par exemple, les cliniciens qui appuient les établissements de soins de longue durée ou qui donnent des soins médicaux aux résidents vulnérables des communautés autochtones et les militaires qui donnent des soins médicaux aux membres des FAC potentiellement infectés par la COVID-19.

Ensuite viennent ceux qui soutiennent les capacités de défense essentielles. Cela comprend les militaires déployés ou employés à l’appui crucial de fonctions et capacités essentielles des FAC, comme la recherche et le sauvetage, les fonctions liées à la disponibilité opérationnelle comme l’Équipe d’intervention en cas de catastrophe (EICC), l’aide humanitaire, les opérations d’évacuation de non‑combattants, la cyberassurance et la gestion du soutien aux victimes.

Cela comprend aussi le personnel des FAC qui doit être affecté à l’extérieur du Canada et ceux qui contribuent aux opérations du NORAD, de l’OTAN et de l’ONU ou qui travaillent directement avec d’autres partenaires internationaux et ceux qui apportent un soutien direct aux différents ordres de gouvernement.

Ils seront suivis par les militaires engagés dans les activités de mise sur pied de la force, d’instruction et d’éducation. Cela comprend le personnel qui s’entraîne en préparation de missions attribuées, ainsi que les instructeurs, le personnel et les stagiaires des Collèges militaires royaux et de l’école des recrues.

Après que les groupes prioritaires susmentionnés se soient fait offrir le vaccin, tous les autres membres des FAC admissibles seront vaccinés.

« Comme pour toute autre opération militaire, la priorisation de l’effort nous permet de produire l’effet escompté au moment voulu et à l’endroit voulu », souligne de bgén Major. « La priorisation permet d’établir la bonne séquence, avec une certain souplesse pour s’adapter aux besoins locaux, afin que ceux qui ont besoin du vaccin en premier l’obtiennent en premier. Grâce au travail acharné de tant de gens, lorsque les vaccins arriveront aux différentes bases, nous serons prêts à nous mettre à l’œuvre et à les injecter dans les bras des gens. »

Les membres de la Réserve de l’Armée en service de classe B, soit pour 180 jours ou plus, sont considérés comme admissibles et recevront leur vaccin par l’entremise des FAC. Ceux qui sont sous contrat de service de classe A ou un autre contrat de moins de 180 jours, de même que les employés civils, les Rangers canadiens et le Cadre des instructeurs de cadets, seront vaccinés par leurs fournisseurs de soins de santé provinciaux et territoriaux respectifs, selon les pratiques standard de vaccination.

La vaccination est le meilleur moyen de réduire les symptômes et la gravité de la COVID‑19 et de protéger votre famille et vous, votre collectivité et votre milieu de travail. La vaccination à grande échelle aidera aussi à alléger le fardeau des systèmes de santé civil et militaire.

Que vous ayez été vacciné ou non, il est important de continuer de respecter les mesures de santé publique (MSP) comme le port du masque, la distanciation physique et le lavage des mains. Les restrictions de la santé publique seront levées avec le temps, au fur et à mesure que les gens se feront vacciner, mais chacun doit rester vigilant entre-temps.

« Se faire vacciner et tenir son carnet de vaccination à jour est la responsabilité de chacun », souligne l’adjuc Hartnell. « Et ce pourrait être une exigence pour certains déploiements ou missions. Plus vous êtes protégé individuellement, plus vous êtes protégé collectivement. »

« Pendant que les efforts de vaccination s’accélèrent, il en va de même de la propagation des variants qui sont préoccupants », ajoute le bgén Major. « Nous ne devons pas relâcher le maintien des MSP pendant l’exécution de toutes nos activités. J’aimerais rappeler à tous l’importance du vaccin et qu’il devrait être considéré comme faisant partie de votre équipement de protection individuelle – autant que votre casque, votre veste pare-éclats ou vos lunettes de protection balistique. Nous ne serons pas moins occupés à l’avenir, alors nous devons tout faire pour garantir notre état de préparation et notre capacité d’exécuter le travail incroyable que font tous nos membres, jour après jour. »

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